Fabrice Chlosta, responsable équipements fixes d'exploitation

"Alsacien d'origine, j'ai effectué tout mon parcours dans cette région. D'abord de la réhabilitation sociale, puis de la restructuration de bureaux en logements… jusqu'à la réhabilitation de monuments historiques en direction de travaux tous corps d'état, dernièrement avec les Bains municipaux de Strasbourg.
Je suis arrivé sur le chantier en avril 2021. Ma mission est d'accompagner et piloter l’intervention d'Eiffage Énergie Systèmes - Clemessy, de la mise en oeuvre des équipements fixes d'exploitation (voir ci-dessus) jusqu'à la mise à disposition de l'ouvrage. Deux chefs de chantier et trois entreprises travaillent actuellement sur l'ensemble de la concession, soit une douzaine de personnes en tout.
Chaque équipement fixe d'exploitation (EFE) représente un "site" à lui seul. Je dois veiller aux interfaces, à ce que les sites mis à la disposition de l’entreprise Clemessy par les différents TOARC soient traités en temps et en heure et à ce que tout se déroule dans le respect du planning. C'est ce que l'on appelle l'ordonnancement : je dois toujours savoir qui fait quoi, m'assurer qu'on ne mette pas le dessert avant le plat !
Pour moi la seule difficulté, c'est la longueur. J'ai un parcours de 35 ans dans la construction sur des périmètres moyens de 1 000 m². Sur une autoroute, l'échelle est complètement différente. Il m'a fallu un temps d'adaptation, comme lorsque l'on monte dans une voiture neuve : c'est une expérience merveilleuse.
Les EFE demandent une certaine technicité, une connaissance des réseaux, il s'agit d'électricité, de fibre optique en interaction avec les bâtiments. J'apporte cette expertise, cette expérience-là tout en découvrant ce qu'est un chantier autoroutier. Apprendre, c'est partager."


Benjamin Mortelette, directeur métiers transverses assainissement

Benjamin Mortelette est directeur des métiers transverses assainissement réseau et équipement sur le chantier A79 depuis janvier 2020. Arrivé chez Eiffage en 2003, il a débuté sa carrière au poste de conducteur travaux au sein d’une agence Lilloise avant d’intégrer le module grands travaux sur la LGV Perpignan Figeras. Il a travaillé sur le projet A65, sur la LGV BPL et a occupé le poste de chef de secteur activité réseaux assainissement grand travaux, pendant 3 ans au siège à Vélizy, avant de rejoindre le projet Axelia.

En plus de l’assainissement, le pilotage des équipements de sécurité (dispositif de retenue et signalisation verticale) lui a également été confié.

Pour parler de l’assainissement, Benjamin nous dit qu’il s’agit d’un métier que l’on retrouve dès le démarrage des travaux mais qui se situe à l’interface du terrassement et de la chaussée. Il occupe ainsi un poste qui requiert une très bonne connaissance des plans travaux et une grande flexibilité permettant de s’adapter à l’avancement des opérations de terrassement, de génie civil et de chaussée. De fait, la réactivité ainsi que le respect des délais sont des qualités essentielles.

« Ce métier demande une grande confiance dans les Hommes qu’on envoi en mission sur le terrain car il y a d’importantes contraintes de planning et il faut être capable de faire le travail nécessaire dans les temps impartis. »

Fortement attaché aux valeurs du travail en équipe, Benjamin souligne que « c’est grâce à la synergie entre tous les collaborateurs, à la construction d’un puzzle humain, que nous rendons le projet plus intéressant et que nous faisons avancer le chantier ». Après 19 années de carrière, son regard est toujours tourné vers les valeurs humaines qui l’ont fait entrer dans le milieu du BTP.

« Quelques soit le niveau hiérarchique, c’est le lien humain sur les chantiers qui nous permet de relever les défis, sans pour autant oublier les compétences techniques à avoir. »

Prenant en compte l’envergure du chantier et les prouesses techniques/technologiques réalisées, il nous rappelle aussi que la réussite du projet Axelia est une porte ouverte sur l’avenir car, forts de notre capacité à mener des opérations complexes, nous contribuerons à ce que les savoirs faire d’Eiffage soient mis en valeurs pour de nouveaux marchés.


Salim Nadifi, ingénieur méthode ouvrages d’art

Salim Nadifi est ingénieur méthode ouvrages d’art sur le chantier A79 depuis août 2019. Au départ en équipe transverse puis sur le TOARC D (section de Diou à Digoin), il est aujourd’hui affecté au TOARC B (Toulon-sur-Allier) où il reste encore des ouvrages en travaux. Après un master 2 en structure et matériaux de construction, Il a été embauché par Eiffage et a débuté sa carrière avec la préparation des plans méthode pour le projet Axelia.

« Chaque jour est formateur et j’ai bénéficié d’un excellent accompagnement. C’est valorisant de travailler pour Eiffage car c’est un Groupe qui reconnait la valeur des jeunes diplômés et les prépare à assurer la pérennité des savoirs faires ainsi que des valeurs de l’entreprise.

En tant que débutant, arrivant sur un tel projet d’envergure, j’ai été très vite rassuré sur le fait qu’il ne fallait pas avoir de crainte à dire ‘’je ne sais pas faire’’, le plus important étant la motivation et la capacité d’apprendre. »

Aujourd’hui, son métier consiste à passer du plan élaboré par le bureau d’étude à un plan méthode exécutable en fonction des ressources et moyens disponibles sur le terrain. Il effectue aussi des vérifications des notes de calculs pour une utilité interne. Ces vérifications sont primordiales dans diverses situations parmi lesquelles nous pouvons citer le levage de charpente métallique. Pour cette opération, le choix de la grue détermine l’emprise nécessaire et la préparation des plans d’installation de chantier doit se faire en conséquence.

Sur le TOARC D - Salim a eu l’opportunité d’effectuer, en partie, des missions de conduite de travaux pour les raccordements hors ouvrages. Cette double casquette qu’il a particulièrement appréciée lui a permis de réaliser des plans dont il assurait l’exécution et le suivi travaux. Il a également été initié au métier de chargé des ouvrages provisoires sur le TOARC D.

Motivé au quotidien par l’envie de se surpasser et progresser avec Eiffage, Salim ne perd pas de vue les exigences de son poste. De sa propre analyse du métier, il nous dit qu’au-delà d’avoir des connaissances solides des techniques de construction, il faut aussi être habile sur les logiciels informatiques de conception. En fonction des aléas du chantier et de la tâche à réaliser, il faut savoir trouver des solutions proprement adaptables.

« C’est un appel à toujours développer ses connaissances théoriques et être à jour sur les techniques de conception qui évoluent sans cesse, afin d’être en capacité d’expérimenter de nouvelles méthodes. C’est un apprentissage continu qui permet un gain de temps et parfois-même d’argent. »


Laurence Zanon, ingénieure travaux terrassement

Les plans de la future autoroute A79 sont contrôlés et la conformité des travaux à ces plans est vérifiée.
Sur le TOARC B, Laurence Zanon – ingénieure travaux terrassement, chaussée et assainissement – est l’une des personnes en charge de cette mission pour le compte de la maîtrise d’oeuvre Egis.
Diplômée en géologie appliquée, Laurence exerce aujourd’hui un métier bien différent de ce qu’elle a pu faire précédemment. Elle a travaillé 10 ans loin de la France métropolitaine, entre l’Australie, l’Afrique de l’Ouest et la Nouvelle-Calédonie. En Australie, elle a été géologue d’exploration dans le domaine de l’or et a également mené des études géotechniques pour l’extension du métro de Melbourne. Elle a été notamment formatrice en gestion de bases de données en Australie et en Afrique de l’Ouest. En Nouvelle-Calédonie, elle a été ingénieure géotechnicienne dans le minier, géologue d’exploitation dans le nickel et a réalisé des études de faisabilité pour la construction d’un barrage en terre.
Laurence Zanon est arrivée le 19 juillet 2019 sur le chantier A79 pour la campagne de sondage géotechnique, en tant que prestataire extérieure. À la fin de cette mission, elle a été retenue pour rejoindre l’équipe Egis et garantir la conformité des travaux. Deux ans plus tard, elle est toujours attachée aux raisons qui l’ont motivée : l’envergure du chantier, la découverte de l’univers des grands travaux et l’opportunité de rejoindre une entreprise aux valeurs et à la dynamique qu’elle partage.
Aujourd’hui, la majeure partie de son travail consiste à faire des études documentaires et à effectuer des contrôles de chantier réguliers. Son objectif : « viser les plans dans les délais impartis pour ne pas avoir d’impact sur le planning du chantier et veiller à la qualité des travaux réalisés ».
À la question des qualités et ressources pour faire ce métier, Laurence nous répond qu’il faut de la rigueur et une grande capacité d’assimilation pour toucher aux différents métiers en présence.