Sébastien Eymery, responsable d'exploitation à la production d'enrobés

Sébastien Eymery est responsable d’exploitation à la production d’enrobés sur le chantier A79. À ce titre, il est en charge de gérer l’ensemble des postes d’enrobés à chauds du chantier. C’est donc le garant de l’organisation et de la production des trois centrales à enrobés situées à Cressanges, à Toulon-sur-Allier et à Dompierre-sur-Besbre. L’enrobé à chaud est un enrobé fabriqué à des températures allant de 140 à 160°. La solution obtenue au terme du processus de fabrication servira de revêtement pour la chaussée de la future A79.

Chez Eiffage depuis octobre 2020, Sébastien a débuté sa carrière dans l’industrie automobile à Limoges. Il s’est ensuite reconverti dans les travaux publics et a été chef de poste chez Colas Mayotte en 2006. En 2010, il part en Afrique où il effectue différentes missions dans plusieurs pays – d’abord au Gabon comme responsable industrie enrobés, puis au Congo, Bénin, Togo et Côte d’Ivoire. À son retour en France en 2018, il rejoint l’agence Colas Auvergne dans le Cantal, avant d’intégré Eiffage en 2020. Aujourd’hui, il travaille avec des équipes qui se composent d’un chef de poste, d’un opérateur, d’un manœuvre, d’un ou deux chauffeurs de chargeuse, et parfois d’un basculeur. C’est la formation type d’un poste d’enrobés à chauds.

A79 est pour lui un projet qui lui permet de renouer avec ses expériences passées et de les enrichir de par l’envergure du chantier. « Ce projet présente de grandes similitudes avec les missions auxquelles j’ai participé en Afrique. Je le perçois comme un défi et m’applique à ce qu’il soit une véritable réussite. », confie-t-il. Son objectif premier est de comptabiliser 0 accident sur l’ensemble des centrales à enrobés et, mener à bien en temps et en heure la production pour n’accuser aucun retard dans les délais fixés.


Antoine Petitjean, aide coffreur

Antoine Petitjean est aide-coffreur sur le chantier A79 depuis décembre 2020. Il a intégré le chantier après une formation coffreur-bancheur réalisée avec Pôle emploi. Cette formation de 7 mois lui a permis d’obtenir un diplôme. Auparavant, il travaillait dans les domaines de la maçonnerie et du carrelage. En s’orientant vers les travaux publics, Antoine a toujours eu à cœur de travailler chez Eiffage. Ayant déjà collaboré auparavant avec le groupe sur de courtes missions, en maçonnerie notamment, il estime à titre personnel que « Eiffage est de loin la meilleure entreprise en termes d’environnement de travail, de relations interpersonnelles, de qualité de travail, d’organisation ».

Âgé de 24 ans, Antoine a eu une autre vie avant le bâtiment. En effet, il a été boxeur professionnel pendant plusieurs années. Après 3 championnats, une blessure l’a poussé à mettre fin à sa carrière. C’est à ce moment qu’il s’est réorienté vers les travaux publics.

Ce qui l’a attiré dans ce secteur, c’est la grande diversité des métiers qui travaillent concomitamment et la technicité de chacun d’entre eux. C’est dans le but d’approfondir ses techniques qu’il s’est inscrit à la formation diplômante de Pôle emploi pour le métier de coffreur-bancheur. « Pour l’instant je suis aide-coffreur et on travaille sur du gros œuvre. J’apprends tous les jours et je m’applique à assimiler au mieux tous les rouages du métier afin d’évoluer vers d’autres postes ». Rattaché au Toarc B, Antoine est affecté au viaduc de l’Allier, l’un des ouvrages les plus emblématiques du chantier, où il a pour mission de mettre en place les banches et de réaliser les coffrages dans lesquels vont être coulé le béton qui constituera la culée du pont. Il travaille dans une équipe de 5 coffreurs-bancheurs. « On réalise les culées des ponts et ce sont des ouvrages qui doivent être rigoureusement élaborés pour supporter les charges du trafic ».


Nicolas Dault, technicien topographe

Nicolas Dault est technicien topographe depuis 1996, il a rejoint le projet Axelia le 10 août 2020. En 2003, un changement s’opère lorsqu’il devient préparateur de commande et cariste dans la grande distribution. Trois années plus tard, il retourne à son métier de topographe dans un cabinet de géomètre à Fleurance. Cabinet pour le compte duquel il effectue une mission sur un chantier d’autoroute à Montpellier jusqu’à l’été 2018. En 2020, il est en mission sur un autre chantier où un de ses collègues envoi son CV pour le projet Axelia et postule à son insu. Sa candidature intéresse les recruteurs et il est retenu pour travailler sur le chantier de la future autoroute A79.

Se laissant séduire par l’envergure du projet, il poursuit le processus de recrutement et est embauché en tant que technicien topographe dans une équipe de six sur le TOARC B. Sa mission sur le chantier est de relever des points de repère afin de déterminer des coordonnées qui serviront à l’implantation du projet dans l’espace. Il réalise aussi des auscultations, c’est-à-dire qu’il scanne et mesure la position de certains éléments, et vérifie s’ils bougent au fil du temps. Ainsi, il effectue une première mesure, appelée « Etat Zéro », qui est la mesure de référence à laquelle il compare les suivantes. 80 % du métier de topographe s’exerce sur le terrain. Le temps passé au bureau sert à calculer les données relevées, les analyser et les comparer aux données de base.

Sur la base vie de Toulon-sur-Allier et sur l’ensemble du chantier, Nicolas salut une belle cohésion d’équipe et de bons rapports entre collègues. « Nous avons tous les outils pour fournir un travail de qualité. Nous bénéficions d’un bon matériel et vivons ce chantier comme un challenge au quotidien » souligne-t-il en mot de fin.


Christophe Melon, chef de lot Egis

Christophe Melon fait partie des équipes de EGIS, maîtrise d’œuvre intégrée pour le compte de CLEA.
Affecté au tronçon qui s’étend de Montmarault à l’échangeur de Chemilly, sa mission principale est de s’assurer que les travaux sont réalisés conformément aux plans de construction, dans le respect des référentiels techniques et des normes en vigueur.
Sur ce chantier aux enjeux très forts, une partie de son travail consiste à trouver des solutions à d'éventuels obstacles techniques, en collaboration avec le TOARC.
Fort de ses 8 ans d’expériences dans le secteur, Christophe a travaillé sur le chantier d’élargissement de l’A63 dans les Landes pour une mise à 2x3 voies entre Ondres et Saint-Geours de Maremne. Il a aussi effectué certaines missions à l’international dont la construction d’une route nationale de 575 km entre Pointe Noire et Brazzaville au Congo.
Selon lui, les qualités à avoir pour des projets de grands travaux sont : l’implication, l’organisation, la disponibilité, l’aisance relationnelle et le bon sens.
Axelia est un projet de grande envergure qu’il vit comme un challenge. « Mon premier objectif est de veiller au meilleur déroulement des travaux jusqu’à la mise en service de l’A79 », dit-il.
Ravi de la collaboration avec CLEA et de l’accueil qui lui a été fait par toute les entités présentes sur le chantier, Christophe espère plus tard avoir l’occasion de retravailler avec Eiffage sur des opérations du même type.


Léo Fery, conducteur de travaux TOARC C et D

Léo Fery est conducteur de travaux affecté à la réhabilitation des passages supérieurs et ouvrages d’art, sur les TOARC C et D. Ses missions sont de manager les équipes, veiller à la sécurité, suivre les plannings, gérer le budget et la logistique terrain ainsi que les imprévus.
Chez Eiffage depuis 2019, il a connu un bref passage sur un chantier de parking à Lyon avant d’être embarqué dans l’aventure Axelia. Ce qui l’a attiré dans l’Allier ? L’envergure et la portée du projet, répond-il. Pour lui, l’ampleur du projet donne envie d’en faire partie, mais plus encore, il s’agit aussi de servir l’intérêt collectif en rendant la RN79 moins accidentogène. À son sens, il est question de sauver des vies, ce qui est une motivation supplémentaire. Et au-delà du projet, il règne chez Eiffage un esprit de famille qui rend le travail plus agréable.
« Tout le monde s’entend très bien et on sent la direction impliquée auprès des équipes. C’est ce qui me plaît chez Eiffage. »


Jane Métral, conductrice de travaux

Jane Métral est conductrice de travaux sur les passages inférieurs du TOARC D qui s’étend de Diou à Digoin. Diplômée d’une école d’ingénieurs spécialisée dans la construction, elle a toujours eu l’âme d’une scientifique et a su assez tôt qu’elle voudrait s’orienter vers le BTP. C’est ainsi qu’elle a rejoint le groupe Eiffage pendant sa 5ème année d’école, pour son stage de fin d’études.
A l’issue de ce stage, Jane a été recrutée pour un premier emploi au sein des équipes d’Eiffage Génie Civil dont elle fait partie depuis 2 ans et demi à présent. Avant le projet Axelia, elle a principalement travaillé sur des ouvrages de plus petite échelle tels qu’une alvéole dans le quai de la gare SNCF de Lyon, ou encore la construction d’une passerelle en bois pour piétons - au-dessus d’une rivière à Roanne.
En mission avec 5 collaborateurs pour la réalisation des travaux sur les passages inférieurs, elle a été attirée par l’envergure de ce projet de mise au standard autoroutier de la RN79. Elle note qu’à la différence des chantiers moins conséquents où les équipes sont appelées à plus de polyvalence, sur un chantier de cette ampleur, elle est dédiée à un poste bien spécifique, sur des ouvrages spécifiques.
À la question de savoir comment se déroule la journée d’une conductrice de travaux, Jane Métral nous répond : « Une journée type commence en général par du bureau pour traiter des sujets urgents puis un tour de chantier en deuxième partie de matinée pour voir les équipes et l’avancement sur le terrain. Dans l’après-midi j’ai souvent une réunion de programmée ou un rendez-vous qui s’intercale dans une session de travail à mon bureau. Sinon, je prépare et j’anticipe le chantier sur les sujets à venir. »


Antoine Jeanne, conducteur de travaux

De janvier à juin 2020, Antoine Jeanne a été en charge de la réalisation de l’installation de chantier de Toulon-sur-Allier. Avec une fonction centrale : la coordination et
le pilotage des travaux dans le respect des coûts et des délais.

âgé de 32 ans, Antoine Jeanne compte déjà de belles références à son actif : le stade de Lille, l’EPR de Flamanville, la ligne 16 du métro du Grand Paris pour les JO … Aujourd’hui, après six mois sur le TOARC B, il démarre la mise en conformité des ouvrages existants de la RN79. La mobilité est l’une des caractéristiques qu’il aime dans son métier, tout comme la diversité des projets et des tâches à accomplir, le conducteur de travaux étant le vrai «chef d’orchestre» du chantier : «On fait un peu tous les métiers – technique, commercial, administratif… - et rien n’est jamais pareil, on bouge, on découvre des régions, des pays, des méthodes différentes commente-t-il. En contrepartie, il faut savoir s’adapter très vite à un nouveau contexte mais aussi à toutes les contraintes, aux aléas de la météo, aux problèmes d’approvisionnement, aux accidents qui peuvent survenir…, avec l’objectif constant de tenir les coûts et les délais. Le confinement nous a arrêtés deux semaines, mais nous avons su nous organiser et repartir.» «Pur produit maison», comme il se définit lui-même, Antoine Jeanne parle d’Eiffage comme d’une «grande famille» : «Dans la division des Grands Travaux, les équipes se retrouvent d’un chantier à l’autre. Se connaître est d’autant plus appréciable que cela permet d’être plus vite en ordre de marche.»


Frédéric Cuffel, directeur opérationnel - CLEA

Frédéric Cuffel, travaille chez Eiffage depuis 22 ans. Il a travaillé sur 11 grands projets en France et à l’international.

Il est directeur opérationnel sur le projet de l’A79. Il est en charge, avec son équipe, de l’encadrement et du déroulement des travaux de construction de l’A79. À ce titre, il intervient en amont lors du suivi des interventions préalables (comme les sondages, la libération de l’emprise ou les relations de concertation avec les différents interlocuteurs locaux) mais aussi lors de la réalisation des états initiaux. « L’objectif étant de préparer le terrain pour l’équipe travaux afin qu’elle puisse démarrer sur une base saine. »

Durant les travaux sur la section courante Frédéric pilote la maîtrise d’œuvre et le contrôle extérieur. Enfin, il supervise également la réalisation de l’ensemble des installations fixes d’exploitations (IFE) comme les aires, le centre d’entretien ou encore la barrière pleine voies, ou encore des aménagements post-mise en service.

Selon Frédéric, la plus grosse contrainte du chantier est le calendrier. Les délais sont très courts, et imposent une très bonne communication au sein des équipes ainsi qu’une forte réactivité. « Néanmoins, l’une des forces de ce projet est que l’équipe compte des personnes ayant une grande expérience des grands projets, ce qui facilite l’intégration de tous. L’enjeu clef de ce projet restant bien entendu la sécurité des équipes et des usagers, sur cette route tristement célèbre, durant les 2 ans du chantier ».