Fabrice Chlosta, responsable équipements fixes d'exploitation

"Alsacien d'origine, j'ai effectué tout mon parcours dans cette région. D'abord de la réhabilitation sociale, puis de la restructuration de bureaux en logements… jusqu'à la réhabilitation de monuments historiques en direction de travaux tous corps d'état, dernièrement avec les Bains municipaux de Strasbourg.
Je suis arrivé sur le chantier en avril 2021. Ma mission est d'accompagner et piloter l’intervention d'Eiffage Énergie Systèmes - Clemessy, de la mise en oeuvre des équipements fixes d'exploitation (voir ci-dessus) jusqu'à la mise à disposition de l'ouvrage. Deux chefs de chantier et trois entreprises travaillent actuellement sur l'ensemble de la concession, soit une douzaine de personnes en tout.
Chaque équipement fixe d'exploitation (EFE) représente un "site" à lui seul. Je dois veiller aux interfaces, à ce que les sites mis à la disposition de l’entreprise Clemessy par les différents TOARC soient traités en temps et en heure et à ce que tout se déroule dans le respect du planning. C'est ce que l'on appelle l'ordonnancement : je dois toujours savoir qui fait quoi, m'assurer qu'on ne mette pas le dessert avant le plat !
Pour moi la seule difficulté, c'est la longueur. J'ai un parcours de 35 ans dans la construction sur des périmètres moyens de 1 000 m². Sur une autoroute, l'échelle est complètement différente. Il m'a fallu un temps d'adaptation, comme lorsque l'on monte dans une voiture neuve : c'est une expérience merveilleuse.
Les EFE demandent une certaine technicité, une connaissance des réseaux, il s'agit d'électricité, de fibre optique en interaction avec les bâtiments. J'apporte cette expertise, cette expérience-là tout en découvrant ce qu'est un chantier autoroutier. Apprendre, c'est partager."


Salim Nadifi, ingénieur méthode ouvrages d’art

Salim Nadifi est ingénieur méthode ouvrages d’art sur le chantier A79 depuis août 2019. Au départ en équipe transverse puis sur le TOARC D (section de Diou à Digoin), il est aujourd’hui affecté au TOARC B (Toulon-sur-Allier) où il reste encore des ouvrages en travaux. Après un master 2 en structure et matériaux de construction, Il a été embauché par Eiffage et a débuté sa carrière avec la préparation des plans méthode pour le projet Axelia.

« Chaque jour est formateur et j’ai bénéficié d’un excellent accompagnement. C’est valorisant de travailler pour Eiffage car c’est un Groupe qui reconnait la valeur des jeunes diplômés et les prépare à assurer la pérennité des savoirs faires ainsi que des valeurs de l’entreprise.

En tant que débutant, arrivant sur un tel projet d’envergure, j’ai été très vite rassuré sur le fait qu’il ne fallait pas avoir de crainte à dire ‘’je ne sais pas faire’’, le plus important étant la motivation et la capacité d’apprendre. »

Aujourd’hui, son métier consiste à passer du plan élaboré par le bureau d’étude à un plan méthode exécutable en fonction des ressources et moyens disponibles sur le terrain. Il effectue aussi des vérifications des notes de calculs pour une utilité interne. Ces vérifications sont primordiales dans diverses situations parmi lesquelles nous pouvons citer le levage de charpente métallique. Pour cette opération, le choix de la grue détermine l’emprise nécessaire et la préparation des plans d’installation de chantier doit se faire en conséquence.

Sur le TOARC D - Salim a eu l’opportunité d’effectuer, en partie, des missions de conduite de travaux pour les raccordements hors ouvrages. Cette double casquette qu’il a particulièrement appréciée lui a permis de réaliser des plans dont il assurait l’exécution et le suivi travaux. Il a également été initié au métier de chargé des ouvrages provisoires sur le TOARC D.

Motivé au quotidien par l’envie de se surpasser et progresser avec Eiffage, Salim ne perd pas de vue les exigences de son poste. De sa propre analyse du métier, il nous dit qu’au-delà d’avoir des connaissances solides des techniques de construction, il faut aussi être habile sur les logiciels informatiques de conception. En fonction des aléas du chantier et de la tâche à réaliser, il faut savoir trouver des solutions proprement adaptables.

« C’est un appel à toujours développer ses connaissances théoriques et être à jour sur les techniques de conception qui évoluent sans cesse, afin d’être en capacité d’expérimenter de nouvelles méthodes. C’est un apprentissage continu qui permet un gain de temps et parfois-même d’argent. »


Laurence Zanon, ingénieure travaux terrassement

Les plans de la future autoroute A79 sont contrôlés et la conformité des travaux à ces plans est vérifiée.
Sur le TOARC B, Laurence Zanon – ingénieure travaux terrassement, chaussée et assainissement – est l’une des personnes en charge de cette mission pour le compte de la maîtrise d’oeuvre Egis.
Diplômée en géologie appliquée, Laurence exerce aujourd’hui un métier bien différent de ce qu’elle a pu faire précédemment. Elle a travaillé 10 ans loin de la France métropolitaine, entre l’Australie, l’Afrique de l’Ouest et la Nouvelle-Calédonie. En Australie, elle a été géologue d’exploration dans le domaine de l’or et a également mené des études géotechniques pour l’extension du métro de Melbourne. Elle a été notamment formatrice en gestion de bases de données en Australie et en Afrique de l’Ouest. En Nouvelle-Calédonie, elle a été ingénieure géotechnicienne dans le minier, géologue d’exploitation dans le nickel et a réalisé des études de faisabilité pour la construction d’un barrage en terre.
Laurence Zanon est arrivée le 19 juillet 2019 sur le chantier A79 pour la campagne de sondage géotechnique, en tant que prestataire extérieure. À la fin de cette mission, elle a été retenue pour rejoindre l’équipe Egis et garantir la conformité des travaux. Deux ans plus tard, elle est toujours attachée aux raisons qui l’ont motivée : l’envergure du chantier, la découverte de l’univers des grands travaux et l’opportunité de rejoindre une entreprise aux valeurs et à la dynamique qu’elle partage.
Aujourd’hui, la majeure partie de son travail consiste à faire des études documentaires et à effectuer des contrôles de chantier réguliers. Son objectif : « viser les plans dans les délais impartis pour ne pas avoir d’impact sur le planning du chantier et veiller à la qualité des travaux réalisés ».
À la question des qualités et ressources pour faire ce métier, Laurence nous répond qu’il faut de la rigueur et une grande capacité d’assimilation pour toucher aux différents métiers en présence.


Amandine Marc, responsable environnement

Issue d’une formation d’ingénieure en traitement des eaux et environnement, Amandine Marc est responsable environnement pour le compte de la maîtrise d’œuvre EGIS dans le cadre du projet Axelia. Arrivée en juin 2018, elle fait partie des rares personnes à avoir participé aux études préalables, à l’offre, aux études environnementales et à être encore présente pendant la phase chantier de la future A79.

« Des études jusqu’à la fin du projet, on rencontre beaucoup de collaborateurs qui terminent leurs missions et vont sur d’autres projets avant la fin du chantier. »

Avant de se familiariser aux constructions autoroutières en 2017 avec l’A75, Amandine a travaillé sur des stations d’épuration, des conduites de travaux pour les eaux usées et des centres d’enfouissement technique. C’est en 2016 qu’elle rejoint EGIS et participe à des études environnementales pour des projets linéaires (infrastructures autoroutières ou ferroviaires). Elle a notamment travaillé sur les métros du Grand Paris et a réalisé un projet d’innovation en écoconception pour la SNCF à Marseille.

Sur le chantier A79, son rôle est de veiller au respect des écosystèmes et de la biodiversité qui entourent le chantier. Ses missions impliquent des reporting aux services de l’État, des actions de terrains qui consistent à faire de la surveillance quotidienne du chantier ainsi que du contrôle de l’application des procédures et de l’arrêté préfectoral. Elle participe entre autres à des inventaires et des sauvetages d’espèces sur le terrain.

La pédagogie, la sensibilité aux problématiques de chantier et bien entendu un fort intérêt pour l’environnement sont pour elle des qualités essentielles à avoir. « Dans le monde des travaux publics, le volet environnemental requiert une grande capacité à accepter les limites imposées par le contexte. Il faut savoir faire des compromis et savoir prendre du recul. Concernant la RN79, il s’agit d’un linéaire important qui de fait représente un grand challenge. Travailler sur un projet depuis sa phase d’étude jusqu’à son aboutissement final donne un sens, une dimension plus importante au métier que l’on exerce. »

Pour Amandine, le projet A79 est également un challenge personnel qu’elle vit avec passion car « Dans ma vie de mère et d’épouse comme dans ma vie professionnelle, je n’ai pas le sentiment de faire des concessions. Je m’épanouis pleinement dans les deux domaines, grâce à une certaine organisation avec mon époux et à une énergie que je porte en moi depuis toujours. » souligne-t-elle pour conclure.


Joao Mendes Soares, projeteur

Joao Mendes Soares exerce le métier de projeteur et travaille sur le chantier Axelia-A79 en tant que prestataire externe. Employé de l’entreprise Servicad, société d’ingénierie et de topographie, il est en mission sur le projet depuis l’été 2019.   Titulaire d’un master en génie civil, il a été professeur d’université en gestion de travaux au Cap-Vert, puis ingénieur génie civil au Portugal, avant de s’installer en France où il est projeteur depuis 2014. Il a travaillé sur le prolongement du tramway T3 à Paris.

Son métier consiste à réaliser des plans de phasage et d’exécution à partir des calculs faits par les ingénieurs. Il assure la conception sur plan d'un projet à partir d'un cahier des charges et de spécifications techniques. Il étudie également la faisabilité des plans d’ensemble et conseille techniquement les dessinateurs. En tant que projeteur, sa participation au chantier de la future A79 prend fin il y a peu avec l’achèvement des plans qu'il était chargé de fournir.

Pour Joao, « la collaboration avec Eiffage sur un tel chantier est un enrichissement professionnel et une fierté de prendre part à la création d’une autoroute aussi importante. »


Stéphane Izern, ingénieur méthode travaux

Stéphane Izern est jeune diplômé de l’ENI de Tarbes (École Nationale d’Ingénieurs de Tarbes – ENIT) et occupe le poste d’ingénieur méthode travaux pour le projet Axelia. Il a débuté sur le chantier A79 en février 2020. Avant de rejoindre les équipes de l’A79, il travaillait essentiellement sur des ouvrages d’art dans une entreprise spécialisée en génie civil. Ce qui lui a donné envie d’intégrer Eiffage, spécialement pour le projet Axelia, c’est « l’envergure du chantier A79 et sa dimension multi-métiers ».
Dans le cadre de ses fonctions, Stéphane est chargé de coordonner les quatre grands corps de métier : terrassement, ouvrages d’art, assainissement et chaussées. L’ingénieur assure l’organisation et le suivi du planning des intervenants qui participent à l’élaboration et à l’exécution des travaux. Un rôle qui l’amène aussi à se pencher de près sur les nombreux plans pour vérifier s’il n’y a pas d’erreur ou d’oubli : « Nous avons des réunions chaque semaine pour contrôler la bonne avancée du chantier et pour anticiper ou résoudre les problèmes éventuels qui pourraient engendrer des retards. Car une difficulté rencontrée par un corps de métier peut se répercuter sur tous les autres intervenants et gripper la marche en avant des travaux. »


Roumaïssa Mizi, coordinatrice des études techniques

Roumaïssa Mizi est coordinatrice des études techniques sur le chantier A79, un métier qu’elle a découvert à son arrivée chez Eiffage il y a un an. Après son master en génie civil, obtenu à Grenoble, elle avait pour projet de commencer une carrière en tant que conductrice de travaux. Son métier, elle le définit comme le carrefour entre les plans projet et leur exécution sur le chantier. Affectée au TOARC D, elle veille au respect des exigences réglementaires et se charge de la coordination, du suivi de l’application des plans sur le terrain. À ce poste, elle est comme au cœur de la machine. Elle voit le projet au stade de l’étude, lorsqu’il n’y a que des plans, et le suit jusqu’à sa matérialisation.

« C’est un métier très prenant, nous avons de longues journées, mais je me sens utile et c’est gratifiant. »

Anciennement sur des travaux en souterrain, elle n’avait jamais participé à la réalisation d’ouvrages d’art tels que des viaducs, des ouvrages hydrauliques, etc. Aujourd’hui, Roumaïssa travaille sur 17 ouvrages, répartis sur 30 kilomètres, qui représentent environ 400 plans à étudier.

Pour une première expérience dans une entreprise telle que Eiffage, notre jeune coordinatrice apprécie « l’opportunité d’assumer un poste stratégique avec des responsabilités, à mon jeune âge et avec ma jeune expérience ». Accompagnée par des personnes qui lui font confiance, c’est pour elle un apprentissage et une formation quotidienne.

Sur le chantier de l’A79, Roumaïssa vante une bonne communication avec les équipes. « Les différents interlocuteurs sont compréhensifs et ont tous en tête de faire avancer le chantier. De ce fait, nous arrivons toujours à un point de convergence, cela facilite les accords et donc le travail. »


Thomas Virmaux, géomètre

À 19 ans à peine, Thomas Virmaux a déjà une belle expérience derrière lui : sa vocation de géomètre est née en troisième, grâce au stage de découverte. Dès cette année-là, il a décidé d’en faire son métier et de débuter son parcours professionnel en alternance. Après un bac pro suivi d’une première collaboration de sept mois à Rouen, il est entré chez Eiffage grâce à une petite annonce sur le site Indeed.

Thomas a débuté sur le chantier de l’A79 le 10 août dernier et s’est installé à Moulins, heureux de cette opportunité de se rapprocher de sa famille et de ses racines montluçonnaises. En mission sur le TOARC B jusqu’à la fin des travaux, il fait partie d’une équipe de huit géomètres topographes.
« Une vraie formation ouvragiste. »
« Mon métier comprend plusieurs volets », explique-t-il : « prendre des mesures, effectuer des relevés, préparer les implantations des ouvrages, contrôler des points géoréférencés, faire en sorte que les engins de chantier puissent travailler dans des espaces déterminés par un système de coordonnées précis. » Il a notamment suivi toute la construction de l’estacade dans la réserve naturelle du val d’Allier pour la réalisation du nouveau viaduc. Sa mission : contrôler la position des pieux.
« Jour après jour, je vais sur le terrain et j’apprends, c’est une vraie formation ouvragiste », apprécie Thomas. Une « formation » qui complète son parcours d’études marqué notamment par un passage dans un cabinet de trois ingénieurs, orienté vers les travaux de voirie. Là, il a pu découvrir la polyvalence de son métier, et ce qu’il définit comme ses enjeux les plus importants : la rigueur et la précision.


Alejandro Medina, chef de mission et référent topographe

Alejandro Medina est chef de mission sur le TOARC C et référent topographe de la plateforme autoroutière . Le cœur de son métier est de traduire les plans d’exécutions pour qu’ils soient implantés fidèlement sur le terrain. Il assure donc le passage de la théorie à la pratique. Pour lui, l’une des choses les plus importantes est de « savoir interpréter les plans afin qu’ils soient exploitables sur le terrain », de manière claire et sans équivoque.

En étroite collaboration avec les topographes dont il est le référent, il manage des équipes de géomètres et de projeteurs tout en assurant la gestion des coûts de production qu’il veille à minimiser. Il est également en charge de recruter des projeteurs et des géomètres sur l’ensemble des TOARC A , B, C et D.
Au plus gros de l’activité, son équipe sera composée d’environ quinze personnes.

En huit ans chez Eiffage, Alejandro a connu de nombreux chantiers : A75, A89-A6, BPL (Bretagne-Pays de la Loire). De toutes ces expériences, il reste marqué par la solidarité sur le chantier, les relations humaines, la passion de mener un projet commun et la fierté commune de voir l’aboutissement de ce projet.

Avec le projet Axelia, il s’est vu confier une mission spéciale : mettre en place et piloter le dispositif "Chantier connecté ". Le chantier connecté est un système qui permet à tous les engins guidés par système GPS de transmettre et de recevoir des données via internet. La procédure classique étant de récupérer ces données par clé USB. « Cette technologie assure un gain de temps lors des opérations de terrassements et permet aux topographes de synchroniser leurs données depuis le terrain ». C’est la première fois que le groupe Eiffage recourt à un chantier connecté pour des travaux à grande échelle. « Avec 80 voire 100 engins connectés, il s’agit d’un déploiement inédit ». Le défi est grand et c’est un honneur pour Alejandro d’en avoir la responsabilité.