La vie du chantier

Actualités travaux, portraits des hommes et des femmes du chantier, lettres d’informations, etc. Découvrez les avancées du projet de l’A79.

La vie du chantier

Actualités travaux, portraits des hommes et des femmes du chantier, lettres d’informations, etc. Découvrez les avancées du projet de l’A79.

Un silex dans l’Allier !

Dans le cadre du projet Axelia, rappelons que l'Etat a prescrit 44 diagnostics archéologiques (soit 200 hectares) sur les 88 kilomètres du chantier.
Les diagnostics terrestres ont été menés par le service départemental d’archéologie préventive de l’Allier et l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives). Il y a peu l'Inrap a également effectué les diagnostics subaquatiques dans la rivière Allier à l'emplacement du futur Viaduc. Ces explorations, et la découverte d'un silex, ont confirmé l'occupation préhistorique de cette zone.

La fouille subaquatique est un domaine de l'archéologie consacré à la recherche et à l’étude des vestiges se trouvant dans les eaux douces. Le but étant d’enrichir nos connaissances des activités humaines du passé. Elle se pratique dans les eaux intérieures, par opposition à l'archéologie sous-marine pratiquée en mer. Le milieu aquatique, en général, s'avère très propice à l'archéologie. L’eau douce quant à elle protège les objets des actions humaines destructives ; les éléments y sont à l'abri de l'oxygène, de la lumière et des organismes biologiques, ce qui favorise un bon état de conservation.

Fouilles archéologiques

Les fouilles archéologiques préalables au chantier ont démarré. Le service départemental d’archéologie préventive de l’Allier et l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) ont été missionnés par l'Etat qui a prescrit 44 diagnostics (soit 200 hectares) sur les 88 kilomètres du chantier.
Foyers romains, céramiques gallo-romaines, tourbières paléolithiques, ... sont autant de choses susceptibles d'être découvertes à proximité du futur tracé de l'A79.
Une fois les diagnostics terminés, les archéologues font parvenir un rapport au Service Régionale d’Archéologie qui décide ensuite si des fouilles complémentaires sont nécessaires. Sur les secteurs ne présentant pas d'intérêt archéologique spécifique, les travaux pourront alors commencer.

 

Partenariat avec le Lycée agricole de Montravel

Dans le cadre des mesures compensatoires liées au chantier, un partenariat avec le Lycée agricole de Montravel (42) a été signé pour la récolte, le semis et la mise en culture de plants d’Orme lisse ; un arbuste protégé dans la région Auvergne-Rhône Alpes. Le 29 avril, la récolte des semences a eu lieu dans le respect des mesures de distanciations sociales. Les semis ont ensuite été réalisés et les premiers plants ont déjà germé.

Philippe Lestage, sondeur chez GINGER CEBTP

Philippe Lestage exerce le métier de sondeur au sein de GINGER CEBTP. Il est aux commandes d’une foreuse qui prélève des échantillons des différentes couches géologiques qui sont par la suite envoyés dans des laboratoires. Des essais préssiométriques sont également effectués afin d’analyser la résistance du terrain. L’ensemble de ces analyses vont permettre l’identification et la classification des matériaux. C’est cette reconnaissance géotechnique qui va déterminer le dimensionnement des ouvrages mais aussi des chaussées et des terrassements.

Pour lui, la sécurité est l’enjeux principal de cette mission : « La RCEA étant la route la plus accidentogène de France, les accès aux sites de sondages se font donc uniquement par l’extérieur afin de ne faire prendre de risques ni au personnel du chantier ni aux usagers. Les sondages sont donc réalisés dans des endroits difficiles d’accès, tout un travail de déboisement est fait en amont pour que nous puissions venir avec la foreuse pour effectuer les prélèvements ».

Pour Philippe Lestage, qui évolue de chantiers en chantiers depuis plus de 20 ans, le principal atout de ce métier est la diversité des terrains sur lesquels il évolue : « la géologie diffère en fonction des régions et le travail n’est jamais le même. Les enjeux des chantiers sont tous différents, c’est aussi ce qui est intéressant. »

Frédéric Cuffel, directeur opérationnel – CLEA

Frédéric Cuffel, travaille chez Eiffage depuis 22 ans. Il a travaillé sur 11 grands projets en France et à l’international.

Il est directeur opérationnel sur le projet de l’A79. Il est en charge, avec son équipe, de l’encadrement et du déroulement des travaux de construction de l’A79. À ce titre, il intervient en amont lors du suivi des interventions préalables (comme les sondages, la libération de l’emprise ou les relations de concertation avec les différents interlocuteurs locaux) mais aussi lors de la réalisation des états initiaux. « L’objectif étant de préparer le terrain pour l’équipe travaux afin qu’elle puisse démarrer sur une base saine. »

Durant les travaux sur la section courante Frédéric pilote la maîtrise d’œuvre et le contrôle extérieur. Enfin, il supervise également la réalisation de l’ensemble des installations fixes d’exploitations (IFE) comme les aires, le centre d’entretien ou encore la barrière pleine voies, ou encore des aménagements post-mise en service.

Selon Frédéric, la plus grosse contrainte du chantier est le calendrier. Les délais sont très courts, et imposent une très bonne communication au sein des équipes ainsi qu’une forte réactivité. « Néanmoins, l’une des forces de ce projet est que l’équipe compte des personnes ayant une grande expérience des grands projets, ce qui facilite l’intégration de tous. L’enjeu clef de ce projet restant bien entendu la sécurité des équipes et des usagers, sur cette route tristement célèbre, durant les 2 ans du chantier ».

Xavier Bonneau, responsable de la libération foncière – CLEA

Xavier Bonneau, travaille chez Eiffage depuis 9 ans en tant que responsable de la libération foncière. Sa mission principale : mettre à disposition des équipes travaux des terrains libérés de toutes contraintes, notamment sur les plans fonciers et archéologiques.

La première étape consiste à définir l’emprise à acquérir avec l’équipe travaux et la direction projet, en lien avec le maître d’œuvre Egis, puis de la soumettre aux formalités d’enquête parcellaire, ce qui a été accompli entre l’été et la fin de l’année 2019. Ensuite, il faut piloter l’opérateur foncier SEGAT, missionné pour rencontrer les propriétaires et les ayants droit des terrains impactés, afin d’en négocier les conditions de prise de possession. La voie amiable est toujours favorisée.

« L’A79 est une route qui est voulue et attendue localement, ce qui facilite les contacts et le climat général notamment pour la libération d’emprise. »

Il faut aussi lever la contrainte archéologique. Ce travail s’effectue en lien avec le Service Régional d’Archéologie (service de la DRAC, Direction Régionale des Affaires Culturelles), qui prescrit un diagnostic dans les zones à forte sensibilité archéologique. Une première phase de 43 zones de diagnostic va démarrer à partir du mois de mars 2020 et sera menée conjointement par deux opérateurs : l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et le Service d’archéologie préventive du département de l’Allier (SAPDA). En fonction du résultat du diagnostic, le Service Régional d’Archéologie peut prescrire une fouille. Un appel d’offre est alors publié afin de désigner un opérateur.

« Les missions sont nombreuses dans un projet où le planning est serré et ambitieux, on travaille en flux tendu permanent. C’est très intéressant car cela incite à trouver des solutions là ou a priori il n’y en avait pas, ce qui demande réactivité et capacité d’adaptation ».

Xavier Bonneau est un habitué des grands chantiers, il a notamment travaillé sur le projet de la Ligne à Grande Vitesse Bretagne - Pays de la Loire. « L’un des gros intérêts de ce poste est la diversité des missions et des interlocuteurs. La relation avec les équipes de travaux est fondamentale pour faire correspondre le calendrier des libérations d’emprise aux priorités du chantier ».

Pierrick Brunner, responsable concertation – CLEA

Pierrick Brunner est responsable concertation sur le projet de l’A79. Chez Eiffage depuis près de 11 ans, son travail consiste à assurer l’interface entre la partie conception travaux et les interlocuteurs locaux (les élus, les concessionnaires mais aussi les riverains ou les usagers). Son objectif principal est de parvenir à trouver un consensus entre les contraintes locales existantes et celles apportées par le projet, auxquelles s’ajoutent évidemment les contraintes techniques et qui convienne à tous.

« L’enjeu de projets comme celui de l’A79 est de réussir à comprendre l’environnement local, de s’imprégner des contraintes, des modes de vies, des modes de trajets afin de les intégrer au projet pour que la cohabitation fonctionne pendant la durée des travaux et après. »

Ainsi Pierrick a rencontré, avec d’autres membres de l’équipe, tous les élus des 21 communes présentes sur le tracé ainsi que les représentants techniques du Département afin d’évoquer les habitudes des riverains notamment au sujet des trajets sur l’actuelle RN79 et sur les voiries transversales à RN79. Cela permet de comprendre au mieux les flux de véhicules et d’adapter les phasages travaux et les spécificités techniques des voies rétablies par exemple. Durant les travaux, des points réunions de concertation et d’information ont lieu en fonction des différentes étapes de travaux afin de prévenir des coupures de voiries sur l’une ou l’autre des communes. Pierrick reçoit également les doléances que lui remontent les riverains au sujet du chantier. Les nuisances sonores, l’état des routes, etc. sont autant de sujets qui sont traités avec attention, en lien avec la direction technique et la maîtrise d’œuvre, afin de réduire au maximum la gêne occasionnée par les travaux.

08/07/2020
Dossier Presse

Dossier de presse - Autoroute A79