La vie du chantier

Actualités travaux, portraits des hommes et des femmes du chantier, lettres d’informations, etc. Découvrez les avancées du projet de l’A79.

La vie du chantier

Actualités travaux, portraits des hommes et des femmes du chantier, lettres d’informations, etc. Découvrez les avancées du projet de l’A79.

Réunions publiques

La construction de l’A79 est un projet de grande envergure qui s’étend sur 21 communes. Il est primordial que les publics concernés par ces travaux soient informés et puissent échanger avec les acteurs de ce projet. À cet effet, plusieurs réunions publiques seront organisées pour présenter le projet dans sa globalité et les travaux spécifiques à chaque commune.

Ces rencontres se déroulent dans les meilleures conditions sanitaires afin de préserver tout un chacun des risques liés au coronavirus et sont organisées dans le respect des décisions gouvernementales et préfectorales en vigueur à la date à laquelle elles se tiennent.

Retrouvez le planning des réunions publiques :  Agenda des réunions publiques A79

Signature de l’arrêté préfectoral portant autorisation environnementale

L'autoroute A79 est un vaste projet  d'aménagements permettant plus de sécurité sur un axe aujourd'hui accidentogène, la RN79. Ce projet inclut des propositions de préservation et de mise en valeur des richesses environnementales du département de l’Allier.

Au titre des réglementations sur l'eau et sur les espèces protégées, le projet a été soumis à des autorisations environnementales. Les travaux à réaliser devront être faits dans le respect de la biodiversité environnante et plusieurs ouvrages de protections de la faune, de la flore et des ressources naturelles seront construits.

Dans une démarche de co-construction avec les différents acteurs intéressés, à savoir le département et ses habitants, plusieurs étapes réglementaires ont été franchies : l'enquête publique qui s'est terminée le 5 juin, le rapport motivé de la commission d'enquête et l'avis du CODERST (Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologique). Ces différentes études et enquêtes ont abouti à la signature de l'arrêté préfectoral portant autorisation environnementale depuis 7 août 2020.

Toutes les publications liées à cette autorisation ainsi que l’arrêté lui-même sont à retrouver sur le site internet de la préfecture http://www.allier.gouv.fr/travaux-de-mise-a-2x2-voies-de-la-rcea-demande-d-a3042.html

La sécurité sur l’autoroute, l’affaire des hommes en jaune ! Visite chez APRR

Les patrouilleurs autoroutiers, aussi appelés « hommes en jaune » dans le jargon, sont des gardiens de la route, chargés de surveiller, entretenir et sécuriser l’autoroute grâce à des protocoles bien précis qui assurent la sécurité des automobilistes mais aussi la leur.

Sur ce chantier de la future A79, nous avons rencontré Vincent, responsable viabilité/sécurité au sein de l'unité de Dompierre,  District d'Auvergne, qui nous a fait un tour du propriétaire de leur implantation, et Thibaut qui a accepté de nous prendre à bord de son fourgon pour une patrouille d’une demie journée.

Cette visite chez APRR a été l’occasion pour nous d’observer ce métier de l’intérieur et de comprendre les missions d’un SVA. L’agent autoroutier, SVA, est employé à la Sécurité – la Viabilité – les Ateliers. La sécurité fait référence à des missions de surveillance des sections courantes, des bretelles, des aires et autres zones d’arrêt en réalisant des patrouilles. La viabilité concerne l’entretien de la route, les tontes, les fauchages et abattage d’arbres etc. Quant aux ateliers, ils renvoient à des travaux mécaniques que les SVA peuvent effectuer occasionnellement. Il s’agit notamment de l’entretien ou de la réparation du matériel en cas de nécessité.

Dans l’exécution de ses missions de surveillance, le patrouilleur est continuellement en relation avec le PC sécurité qui, garde un œil sur l’ensemble de l’autoroute grâce à de multiples caméras de surveillance. Ainsi, en cas d’incident ou d’accident sur les voies, ou même en cas d’un quelconque danger lors d’une intervention, le PC donne des indications précises aux patrouilleurs et prévient les automobilistes par une communication appropriée, en inscrivant par exemple des messages sur les PMV (Panneaux à Messages Variables) ou en diffusant de l’information via les ondes radio. Inversement, en temps réels, les patrouilleurs eux aussi signalent au PC tout événement qu’ils constatent pendant leur tour sur le réseau..

Les équipes APRR œuvrant au sein de l’unité de Dompierre, exploitent la section courante qui s’étend de Chemilly à Digoin, ils peuvent intervenir de jour comme de nuit pour :

- Mettre en sécurité les automobilistes en cas de panne ou d’accident

- Annoncer tout événement à l’aide d’un balisage ou de messages sur les PMV

- Mettre en oeuvre la signalisation adéquate pour chaque situation (travaux, fermeture, basculement, déviation, etc.)

- Ramasser au plus vite les objets tombés sur les voies.

La richesse et la polyvalence de ce métier fait cependant face à une difficulté non négligeable : la sécurité des agents.

Le travail d’un patrouilleur est dangereux de nature puisqu’il faut intervenir sous circulation, sur des voies où les automobilistes sont à grande vitesse. Cette dangerosité est quelque peu accrue sur la RCEA, du fait que la configuration de cette route limite les possibilités de marquer un arrêt ou ralentir à n’importe quel endroit où il faut intervenir, sans se mettre en danger et sans perturber la circulation. Pour le remplacement des balises parfois écrasées par les camions par exemple, il s’agit d’une tâche périlleuse à réaliser, quasiment possible que très tôt le matin lors de la première patrouille. En effet, lorsque le trafic se densifie dans la journée, il devient très difficile de s’arrêter en plein milieu de la RCEA pour refaire du balisage ou remettre des cônes au bon endroit.

Malgré le danger permanent, les patrouilleurs sont toujours prêts à assurer leurs missions avec promptitude et efficacité pour notre sécurité. Alors, soyons attentifs à eux, à leur travail, veillons à leur sécurité en suivant les messages visuels et en adoptant une conduite responsable.

Les travaux sur les passages supérieurs de la RN79

Le projet de mise aux normes autoroutières de la RN79, baptisé Axelia, est un chantier qui inclut la remise en conformité de nombreux passages supérieurs (PS) situés au dessus des voies de la route nationale 79.

Dans le cadre du projet Axelia, le concessionaire ALIAE et le groupement concepteur-constructeur CLEA (Constructeur de la Liaison Europe Atlantique) se sont engagés à passer à minima 37 ouvrages à un niveau de retenue H2. Le niveau H2 des dispositifs de retenue répond à des critères européens de sécurité sur et en dessous des ponts.
Au stade actuel des opérations de vérification de la conformité des ouvrages, on compte 16 PS à réaliser sur le TOARC A, 11 sur les TOARC B et C et 10 sur le TOARC D.
Certains de ces travaux se feront avec maintien de la circulation sur la RN79 tandis que la circulation sur les PS sera, tantôt coupée, tantôt alternée.

Selon qu'un ouvrage se trouve en plus ou moins bon état, les procédures de remises en conformité pourront varier. Toutefois, les grandes lignes du processus de travaux restent inchangées.

Il s'agit de :

Etape 1 - Dévier les réseaux et faire la dépose des trottoirs.
Etape 2 - Raboter l'ouvrage. Les compagnons retirent les tapis d'enrobés du pont à l'aide d'une raboteuse.
Etape 3 - Retirer les garde-corps et les corniches. A l'aide d'un outil de dépose spécialement réalisé pour l'ouvrage, les garde-corps et corniches existants sont sciés et retirés des rives du pont. Aussitôt retirés, les garde-corps sont immédiatement remplacés par des protections collectives provisoires.
Etape 4 - Coffrer et bétonner des longrines. Des nouvelles cages d'armatures sont insérées dans des coffrages prévues à cet effet avant d'être coulée en place.
Etape 5 - Installer les nouveaux équipements. De nouvelles corniches et de nouveaux dispositifs de retenue, aux normes, sont installés et, un nouvel enrobé est appliqué sur l’ouvrage.

A l'issue des travaux, la future A79 bénéficiera de passages supérieurs en conformité avec les normes actuelles de sécurité et permettra une circulation plus fluide.

Philippe Lestage, sondeur chez GINGER CEBTP

Philippe Lestage exerce le métier de sondeur au sein de GINGER CEBTP. Il est aux commandes d’une foreuse qui prélève des échantillons des différentes couches géologiques qui sont par la suite envoyés dans des laboratoires. Des essais préssiométriques sont également effectués afin d’analyser la résistance du terrain. L’ensemble de ces analyses vont permettre l’identification et la classification des matériaux. C’est cette reconnaissance géotechnique qui va déterminer le dimensionnement des ouvrages mais aussi des chaussées et des terrassements.

Pour lui, la sécurité est l’enjeux principal de cette mission : « La RCEA étant la route la plus accidentogène de France, les accès aux sites de sondages se font donc uniquement par l’extérieur afin de ne faire prendre de risques ni au personnel du chantier ni aux usagers. Les sondages sont donc réalisés dans des endroits difficiles d’accès, tout un travail de déboisement est fait en amont pour que nous puissions venir avec la foreuse pour effectuer les prélèvements ».

Pour Philippe Lestage, qui évolue de chantiers en chantiers depuis plus de 20 ans, le principal atout de ce métier est la diversité des terrains sur lesquels il évolue : « la géologie diffère en fonction des régions et le travail n’est jamais le même. Les enjeux des chantiers sont tous différents, c’est aussi ce qui est intéressant. »

Frédéric Cuffel, directeur opérationnel – CLEA

Frédéric Cuffel, travaille chez Eiffage depuis 22 ans. Il a travaillé sur 11 grands projets en France et à l’international.

Il est directeur opérationnel sur le projet de l’A79. Il est en charge, avec son équipe, de l’encadrement et du déroulement des travaux de construction de l’A79. À ce titre, il intervient en amont lors du suivi des interventions préalables (comme les sondages, la libération de l’emprise ou les relations de concertation avec les différents interlocuteurs locaux) mais aussi lors de la réalisation des états initiaux. « L’objectif étant de préparer le terrain pour l’équipe travaux afin qu’elle puisse démarrer sur une base saine. »

Durant les travaux sur la section courante Frédéric pilote la maîtrise d’œuvre et le contrôle extérieur. Enfin, il supervise également la réalisation de l’ensemble des installations fixes d’exploitations (IFE) comme les aires, le centre d’entretien ou encore la barrière pleine voies, ou encore des aménagements post-mise en service.

Selon Frédéric, la plus grosse contrainte du chantier est le calendrier. Les délais sont très courts, et imposent une très bonne communication au sein des équipes ainsi qu’une forte réactivité. « Néanmoins, l’une des forces de ce projet est que l’équipe compte des personnes ayant une grande expérience des grands projets, ce qui facilite l’intégration de tous. L’enjeu clef de ce projet restant bien entendu la sécurité des équipes et des usagers, sur cette route tristement célèbre, durant les 2 ans du chantier ».

Xavier Bonneau, responsable de la libération foncière – CLEA

Xavier Bonneau, travaille chez Eiffage depuis 9 ans en tant que responsable de la libération foncière. Sa mission principale : mettre à disposition des équipes travaux des terrains libérés de toutes contraintes, notamment sur les plans fonciers et archéologiques.

La première étape consiste à définir l’emprise à acquérir avec l’équipe travaux et la direction projet, en lien avec le maître d’œuvre Egis, puis de la soumettre aux formalités d’enquête parcellaire, ce qui a été accompli entre l’été et la fin de l’année 2019. Ensuite, il faut piloter l’opérateur foncier SEGAT, missionné pour rencontrer les propriétaires et les ayants droit des terrains impactés, afin d’en négocier les conditions de prise de possession. La voie amiable est toujours favorisée.

« L’A79 est une route qui est voulue et attendue localement, ce qui facilite les contacts et le climat général notamment pour la libération d’emprise. »

Il faut aussi lever la contrainte archéologique. Ce travail s’effectue en lien avec le Service Régional d’Archéologie (service de la DRAC, Direction Régionale des Affaires Culturelles), qui prescrit un diagnostic dans les zones à forte sensibilité archéologique. Une première phase de 43 zones de diagnostic va démarrer à partir du mois de mars 2020 et sera menée conjointement par deux opérateurs : l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et le Service d’archéologie préventive du département de l’Allier (SAPDA). En fonction du résultat du diagnostic, le Service Régional d’Archéologie peut prescrire une fouille. Un appel d’offre est alors publié afin de désigner un opérateur.

« Les missions sont nombreuses dans un projet où le planning est serré et ambitieux, on travaille en flux tendu permanent. C’est très intéressant car cela incite à trouver des solutions là ou a priori il n’y en avait pas, ce qui demande réactivité et capacité d’adaptation ».

Xavier Bonneau est un habitué des grands chantiers, il a notamment travaillé sur le projet de la Ligne à Grande Vitesse Bretagne - Pays de la Loire. « L’un des gros intérêts de ce poste est la diversité des missions et des interlocuteurs. La relation avec les équipes de travaux est fondamentale pour faire correspondre le calendrier des libérations d’emprise aux priorités du chantier ».

Pierrick Brunner, responsable concertation – CLEA

Pierrick Brunner est responsable concertation sur le projet de l’A79. Chez Eiffage depuis près de 11 ans, son travail consiste à assurer l’interface entre la partie conception travaux et les interlocuteurs locaux (les élus, les concessionnaires mais aussi les riverains ou les usagers). Son objectif principal est de parvenir à trouver un consensus entre les contraintes locales existantes et celles apportées par le projet, auxquelles s’ajoutent évidemment les contraintes techniques et qui convienne à tous.

« L’enjeu de projets comme celui de l’A79 est de réussir à comprendre l’environnement local, de s’imprégner des contraintes, des modes de vies, des modes de trajets afin de les intégrer au projet pour que la cohabitation fonctionne pendant la durée des travaux et après. »

Ainsi Pierrick a rencontré, avec d’autres membres de l’équipe, tous les élus des 21 communes présentes sur le tracé ainsi que les représentants techniques du Département afin d’évoquer les habitudes des riverains notamment au sujet des trajets sur l’actuelle RN79 et sur les voiries transversales à RN79. Cela permet de comprendre au mieux les flux de véhicules et d’adapter les phasages travaux et les spécificités techniques des voies rétablies par exemple. Durant les travaux, des points réunions de concertation et d’information ont lieu en fonction des différentes étapes de travaux afin de prévenir des coupures de voiries sur l’une ou l’autre des communes. Pierrick reçoit également les doléances que lui remontent les riverains au sujet du chantier. Les nuisances sonores, l’état des routes, etc. sont autant de sujets qui sont traités avec attention, en lien avec la direction technique et la maîtrise d’œuvre, afin de réduire au maximum la gêne occasionnée par les travaux.

31/08/2020
Lettre d’information aux riverains N°1

Lettre d'information N°1 - Autoroute A79

08/07/2020
Dossier Presse

Dossier de presse - Autoroute A79