Les dérivations de cours d’eau pour l’A79

La mise à 2×2 voies de la RN79 entraine, dans certains cas, la modification de l’écoulement des cours d’eau traversant l’infrastructure. Dans ces situations, une dérivation du cours d’eau est mise en œuvre de sorte à permettre un écoulement vers un nouveau lit plus adapté. De nouveaux ouvrages hydrauliques sont construits et permettent la traversée des cours d’eau d’un côté à l’autre de la route pour garantir une transparence hydraulique mais également faunistique. Des aménagements écologiques sont mis en place dans ces ouvrages afin de faciliter le passage et la recolonisation du nouveau lit par la faune et la flore. Ils peuvent prendre plusieurs formes, par exemple :  la mise en place de plantes hélophytes qui sont des plantes qui se développent dans l’eau (ex : joncs, iris etc.) ; l’ensemencement des berges et de l’espace environnant avec des mélanges spécifiques, validés par les botanistes de la maitrise d’œuvre (EGIS) ; etc.

En phase finale, l’ancien lit du cours d’eau est comblé, en général avec du matériau du site. Avant de procéder au remblaiement, un écologue est présent pour vérifier qu’aucune espèce n’est restée dans le lit initial. Si des espèces sont présentes, l’écologue réalise une pêche de ces espèces (batraciens notamment) pour les relâcher en aval.

Ces opérations sont faites dans le respect de la loi sur l’eau.

De la phasage travaux à la mise en service de l’autoroute A79, un cours d’eau ne doit jamais être complètement interrompu afin de garantir le passage de l’eau mais également des espèces qui transitent par ce cours d’eau (loutre, petits mammifères, poissons…). De plus, il doit toujours être protégé donc entouré d’une mise en défens, ce qui évite, en période de travaux, le passage de ces espèces sur le chantier.