Les bassins de traitements, caractéristiques techniques et mode de fonctionnement

L’eau est une ressource vitale qu’il convient de préserver. Il faut notamment prendre en charge son traitement lorsqu’elle ruisselle sur l’autoroute afin d’éviter toute pollution du milieu naturel. On distingue trois grandes formes de pollution : la pollution chronique (émission de gaz d’échappement, usures des pneus, fuites d’huiles, usure de la chaussées, corrosion des glissières de sécurité, etc.), la pollution saisonnière (sels de déverglaçage) et la pollution accidentelle (déversement de produits toxiques lors d’un accident).

Dans les eaux qui ruissellent sur autoroute, divers éléments (métaux, hydrocarbures, huiles, etc.) se fixent sur certaines particules appelées matières en suspension. Les quantités de polluants varient en fonction de l’importance du trafic et de la caractéristique de l’infrastructure mais peuvent s’élever à plusieurs kilogrammes d’hydrocarbures et de métaux par kilomètre chaque année et à près d’une tonne de particules diverses. C’est cette eau qui doit impérativement être traitée avant d’être réinjectée dans l’environnement.

La prise en compte de la notion de pollution chronique est apparue dans les années soixante-dix. Des études ont permis de préciser l’importance des risques et de mettre en place des dispositifs de traitement. C’est ainsi que sont apparus les bassins de collecte et de traitement des eaux de chaussées. Les eaux ruissellent dans les fossés qui bordent l’autoroute et sont ensuite déversées dans les bassins. Après un processus de décantation des matières en suspension, les eaux débarrées des polluants sont restituées au milieu naturel vers un cours d’eau exutoire. Ce type de bassin est équipé de vannes ce qui permet le confinement des matières accidentellement déversées lors d’un accident.