Des plans d'ormes lisses dans la RNNVA grâce au lycée horticole de Montravel

Plus d’un an après la récolte des graines et la mise en culture de 600 plants d’ormes lisses au lycée horticole de Montravel, les élèves sont de retour sur le chantier A79 pour replanter les arbustes dans la réserve naturelle nationale du val d’Allier. Cette réintroduction dans le milieu naturel se fera en plusieurs étapes. Le jeudi 25.novembre, une première phase a été menée par une vingtaine d’élèves et encadrants du lycée, venus avec une cinquantaine de pieds plantés à l’extrémité de la réserve se situant sur la commune de Chatel-de-Neuvre. Le reste des plants sera utilisé sur divers sites de compensation environnementale et la mise en terre sera confiée à une entreprise spécialisée. Le surplus ira à la Direction Départementale des Territoires (DDT) pour une revalorisation sur les bords de l’Allier.
Cette collaboration s’inscrit dans une démarche pédagogique de sensibilisation des jeunes talents aux enjeux environnementaux d’un chantier d’une telle ampleur.

*L’orme lisse est une espèce végétale protégée dans l’Allier.


Lancement des plantations sur les sites compensatoires

Les opérations de plantations sur les sites dits "compensatoires" ont débuté en 2022. Elles se dérouleront en deux phases, la seconde ayant lieu en fin d'année.
Concrètement, il s'agit de recréer l'équivalent des espaces naturels sur lesquels la future A79 a dû empiéter pour déployer son tracé. Cette obligation figure dans l'arrêté environnemental de l'ouvrage. Elle représente plus de 47 km de haies à replanter sur une quinzaine de sites de la région, le plus important étant la ferme de Beaulon, au lieu-dit Les Pelletiers, au nord de Dompierre-sur-Besbre, avec quelque 90 ha. Au total, plus de 50 000 plants seront ainsi répartis sur les sites, assortis du label "végétal local". Chênes, cornouillers sanguins, troènes, houx, amélanchiers, vont répondre à plusieurs enjeux : recréer du bocage ; reformer des corridors écologiques, des gîtes et des haies nourricières pour la faune ; limiter les effets du vent sur l'évaporation de l'eau dans les sols.
Le choix initial des sites a été effectué en concertation avec les exploitants agricole. Le suivi écologique des haies sera quant à lui assuré par des partenaires tels que la Ligue pour la Protection des Oiseaux et l'association Symbiose Allier. Le temps de la nature est ici souverain : un minimum de cinq ans sera nécessaire pour voir les premiers arbustes prendre de la hauteur.


Chantier A79 : préserver la ressource en eau

L'engagement environnemental d'Axelia intègre un volet important sur l'eau, aussi bien pendant le chantier qu'en phase d'exploitation.
Pour chaque projet de construction d'autoroute, la loi sur l'eau prévoit des dispositions visant à préserver la ressource en eau de toute pollution, que celle-ci soit chronique - par exemple l’usure des pneus, des freins, émise en permanence par la circulation automobile - ou accidentelle.
Pour répondre à ces enjeux majeurs, des bassins de traitement sont implantés environ tous les kilomètres. Ils récupèrent les polluants par un réseau d’assainissement, les traitent et relâchent ensuite une eau propre. Sur l'A79, 79 bassins sont ainsi en cours de construction, avec l'objectif d'une chaussée assainie à 100 %. Ces bassins font aussi office de tampons en stockant l'excédent d’eau dû aux fortes pluies.
Dès la phase chantier, des dispositifs provisoires ont été installés pour protéger le point de captage d'eau potable : toute la zone des travaux a été imperméabilisée afin qu'il n'y ait pas de lien direct entre ce dernier et les eaux provenant du chantier, récupérées dans des bassins temporaires.
Conformément aux dispositions de l'arrêté environnemental d'août 2020, le chantier fait l'objet d'une surveillance permanente : 55 points d'analyse permettent de mesurer ses impacts sur les cours d'eau, les mesures étant transmises en temps réel aux services de l'état et donnant lieu si besoin à des actions correctives.